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(a)muse me is back in the game and it is a present to us that we can’t avoid at all
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J’ai bu mes lourdeurs et elles se sont alourdies.
J’ai fumé mes errances et je les ai perdues.
J’ai craché, j’ai vomi, j’ai insulté le monde.
Du délire à la raison je n’ai vu passer qu’un train toutes les 5 minutes.
Gare de l’Ouest.
J’ai cliqué des culs en millions de pixels, j’ai fait tourné les flop, turns et rivières jusqu’à ce que coulent des flots de “chips” jetables.
Mort dans l’âme depuis longtemps, je me perds à présent en espérant peut-être me retrouver.
Mais à qui aurais-je l’honneur, quand j’aurai l’impression d’être enfin là, dans les reflets du miroir ?
Moi, moi, moi, ce moi qui de rage de ne plus se retrouver se perd encore plus… Toi toi mon toi, toi toi mon tout mon toi… ce toi est-il mon moi, à moi, pour moi seulement ?
Et pourquoi toute la musique en ce moment parvient à remplir ma tête à ce point, comme autant de vagues de répi, comme autant d’épis de nage, et puits de sage* ? Et pourquoi pas ? Mais pourquoi mon esprit ne se sent si libéré que quand les décibels l’acculent, que quand les autres belles l’adulent ? Pourquoi il n’a plus rien trouvé là ? Pourquoi doute-t-il maintenant de toute la méchanceté qui l’avait encerclé et fait prisonnier, comme s’il l’avait rêvée ou voulue ?
Tu m’as tué un peu, quand même.
J’avais commencé à boire mes lourdeurs avant, avec toi non mais pendant toi, c’est pour ça.
J’avais commencé à fumer et rêver à de nouvelles errances et les routes se sont ouvertes grâce à ce contre toi.
J’aurais dû cracher devant toi, vomir ma rage, éclater…
Sea Ling
*la plante aromatique