Le petit enfer de tous ces mercredis…
Le petit enfer de tous ces mercredis matins qui s’enchaînent, où je branche mon cerveau sur mon mail quand je voudrais brancher mon corps sur le tien ne me convient que dans un temps horaire.
Le petit enfer d’avoir au réveil en ma main ce paquet chaud et lisse que je caresse en douceurs, que je flatte parfois même jusqu’à la frénétique irruption blanchâtre, épaisse, en rêvant que ce soit une offrande pour une partie de ton corps qui y serait ouverte, qui y réagirait comme touchée par une brûlure, un venin voulu, une morsure de vampire, que ce soit ton cul rebondi, tes petits seins, le creux de tes mains, ta bouche ou même la surface remuante de ta langue tout à coup assoiffée, ce petit enfer me fait redouter parfois le dilemme frénésie/tempérance qui se produit quand nos corps qui s’attendent se (re)trouvent.
J’ai envie de toi, tout de suite. J’ai envie que pendant que tes yeux me fixent avec provocation ta langue parcoure le tour de ma queue, que ta salive y coule exagérément, que tes mains qui continuent de branler ce qui n’est pas encore dans ta bouche finissent par taper contre tes lèvres trempées.
J’ai envie de t’asseoir sur mon visage, d’enfoncer mes doigts partout dans ton corps, et même dans ta bouche que j’aurais un instant laissée seule. J’ai envie de te prendre dans des positions malaisées, que ton corps soit plié pour me recevoir en puissance, que tu sois à chaque instant prête à jouir et à recevoir sur toi mon sperme que tu désires abondant.
J’ai envie que tu ne saches plus combien je suis à te faire tout ça, que tu ne saches plus qui regarder.